S2 Animateur

Inscrit le : 03 Jan 2006 Messages : 158
| Sujet: Ruminations sur l'homosexualité Mar 3 Jan - 23:18 | |
| En même temps que mes phobies d'impulsion, j'ai eu des ruminations sur l'homosexualité. Après avoir rompu avec ma copine (déjà que j'étais en pleine crise de phobie d'impulsion) je me suis demandé "et si t'étais homo?". De nouveau, ruminations incessantes. J'ai pleuré le soir, seul dans mon lit, j'étais si triste de me dire que je ne pourrai plus aimer les femmes, toucher un corps féminin. La rumination a été si loin que lors d'un rapport sexuel avec une autre fille, je n'ai pas pu éjaculer, je doutais si fort de mon orientation. J'ai eu des symptomes physiques, je transpirais constamment des fesses. Je savais que c'était un TOC, mais je doutais tout de même. En même temps, je savais au fond de moi que je n'ai jamais été attiré par les hommes. J'ai passé, en été, à côté d'un bar homo, pour voir ce que ça me faisait. Rien que de me faire regarder par des hommes, ça me dégoutait. Et dans la rue, je ne pouvais m'empêcher de regarder les jolies filles. Là je savais que c'était un TOC, une pensée compulsive incessante. Aujourd'hui je sais que je suis hétéro, mais finalement il n'y a pas de mal à être homo. Tant qu'il y a de l'amour entre les humains. J'ai retrouvé la joie de vivre, je suis célibataire et je me dis qu'est-ce que j'ai perdu mon temps! La vie serait si ennuyeuse sans les femmes, avec leur sensibilité, féminité,voix aigue, jolis corps, j'ai vraiment retrouvé la joie de vivre.
Sachez que la rumination sur l'homosexualité est une rumination comme une autre, et même s'il vous est arrivé d'être excité par l'image d'un homme nu (pour les hommes) ou d'une femme nue (pour les femmes), ce n'est pas forcément vous, mais dans le cas d'un TOC, C'EST VOTRE PENSEE QUI VEUT SE METTRE A VOTRE PLACE ET VOUS POURRIR LA VIE, C'EST TOUT. Cessez de réfléchir, ça ne sert à rien.
J'espère que ce message peut vous être utile, à ceux qui sont dans ce cas, et surtout NE CASSEZ PAS VOTRE COUPLE A CAUSE D'UN TOC.
A bientôt, au plaisir de vous lire |
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bzh2927
Inscrit le : 11 Jan 2006 Messages : 5
| Sujet: Re: Ruminations sur l'homosexualité Mer 11 Jan - 1:38 | |
| Bonsoir tous, je découvre ce forum et ce nouveau site (génial un site pour les phobies d'impulsion, ça manquait tellement :moi même j'ai un groupe yahoo là dessus mais peu remis à jour malheureusement). Je réponds au précédent message et moi c'est marrant, il m'est arrivé l'effet inverse à une époque. Je suis gay et à l'époque j'avais un petit copain que j'aimais et que je n'aurais jamais voulu quitter pour rien au monde. En même temps, j'ai commencé à avoir des idées fixes autour de la peur de sortir la phrase "je te quitte "(ma phobie d'impulsion a commencé par là) puis ensuite la peur de dire "je t'aime " à ma meilleure amie. Entre temps, j'ai développé des peurs d'embrasser les inconnus dans la rue. Bref ces phobies d'impulsion et ces ruminations subséquentes(débat est ce moi, est pas moi, suis je bien, suis je mal, qui suis je au fond?) sont devenues rapidement ingérables jusqu'au jour ou n'en pouvant plus, je décidais de prendre un traitement arrété depuis. Bref, de la peur d'embrasser un inconnu dans la rue est vite venu la peur d'etre en fait hétérosexuel. A l'époque, assumant parfaitement mon homosexualité et heureux en amour, cela constituait une catastrophe pour moi, comme un chemin de croix à faire en arriére. Je me sentais coupable et désorienté. Je vérifiais alors mes désirs et mes sentiments de maniére compulsive en fixant droit dans les yeux les gens parfois ou en analysant à froid ce que je ressentais pour autrui. Bref , c'est la rumination perpetuelle. Ca me fait bizarre d'en parler aujourd'hui car c'est une époque bien révolue. D'une part, je ne suis plus en couple (la phrase "je te quitte" nous a définitivement séparés pfff mais bon c'est plus compliqué que ça) , d'autre part, je n'ai plus vraiment de rumination en tant si on la voit comme une technique de réassurance. J'ai des compulsions plus "classiques " avec rituels de vérification et répétition néanmoins peu handicapants. Enfin, depuis, la question de mon orientation sexuelle ne se pose plus. Je suis comme je suis, moins rigide et fermé aux autres. Je ne me définis pas vraiment autour de ma sexualité. Je sais simplement que je suis gay car attiré majoritairement par les hommes mais je n'ai pas d'aversion à l'idée que je pourrais etre un jour bisexuel par exemple. Bref, j'ai pris en souplesse avec cette maladie finalement. Je suis plus tolérant peut etre .. Voilà. Donc les ruminations concernant l'orientation sexuelle peuvent toucher tout le monde des homosexuels aux hétérosexuels , la fixation étant créée seulement autour des choses dont on ne voudrait pas être.  |
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