 TOC::Phobie d'Impulsion::Ruminations Site d'aide aux personnes souffrants de phobie d'impulsion et de ruminations |
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S2 Animateur

Inscrit le : 03 Jan 2006 Messages : 153
| Sujet: Re: Mon cas Sam 11 Fév - 19:00 | |
| Salut Thorr,
Merci de toujours prendre le temps de répondre aux questions (et il y en a sur ce forum...) . En fait, ce que je veux dire par symptôme physique, c'est comme une pression à côté de l'oreille droite. A mon avis c'est les émotions négatives qui se manifestent par le corps. Et le corps renvoie cela à la pensée, et la pensée au corps, le cercle vicieux quoi... Mais en lâchant prise ça se calme.
En fait à l'armée j'étais tellement choqué quand j'ai dû tirer que j'ai dû m'arrêter et j'ai pleuré. Il y avait un collègue dans ma troupe qui vomissait à chaque fois. Pour moi ce sont des symptômes de stress-posttraumatique non? En fait c'est quoi la définition d'un stress-posttraumatique pour toi? |
|  | | thorr Administrateur


 Age : 31 Inscrit le : 26 Aoû 2005 Messages : 1251 Localisation : Yvelines, France
| Sujet: Re: Mon cas Jeu 16 Fév - 1:49 | |
| | S2 a écrit: | Salut Thorr,
Merci de toujours prendre le temps de répondre aux questions (et il y en a sur ce forum...) . En fait, ce que je veux dire par symptôme physique, c'est comme une pression à côté de l'oreille droite. A mon avis c'est les émotions négatives qui se manifestent par le corps. Et le corps renvoie cela à la pensée, et la pensée au corps, le cercle vicieux quoi... Mais en lâchant prise ça se calme.
En fait à l'armée j'étais tellement choqué quand j'ai dû tirer que j'ai dû m'arrêter et j'ai pleuré. Il y avait un collègue dans ma troupe qui vomissait à chaque fois. Pour moi ce sont des symptômes de stress-posttraumatique non? En fait c'est quoi la définition d'un stress-posttraumatique pour toi? |
Salut S2,
Je t'en prie. Oui je crois voir ce que tu veux dire, quand je ruminais activement je ressentais comme une pression sur les tempes mais je crois que c'est simplement un symptôme. Je ne pense pas que ce que tu ressents a quelque chose à voir avec le stress posttraumatique, à mon avis c'est du verbiage d'analyste tout simplement, dans ton cas la chose à incriminer est le toc, le fait de tenir un fusil et de tirer sur des cibles cartonnées ne peut induire un stress posttraumatique, je ne le crois pas. Le stress posttraumatique est souvent arboré par les analystes en mal d'argument, c'est mon avis, il s'agit en réalité d'un ensemble de symptômes qui se révèlent suite à un choc traumatisant ou une expérience de vie choquante qui est bien réel (exemple guerre) mais dire que le fait de tirer sur des cibles cartonnées est générateur de stress posttraumatique je n'y crois pas.
A bientôt _________________ C'est la nature d'une pensée d'être irrévocable. Edgar Allan Poe |
|  | | S2 Animateur

Inscrit le : 03 Jan 2006 Messages : 153
| Sujet: Re: Mon cas Ven 17 Fév - 22:35 | |
| OUf,
Je ne suis donc pas le seul. Tu n'imagines pas à quel point ça me soulage! En fait avec la psy j'ai pris conscience de beaucoup de choses. Finalement je dois avouer que ça m'aide tout de même beaucoup. . J'ai toujours pas repris le Zoloft, mes phobies d'impulsion ont pratiquement disparu, maintenant c'est de temps en temps le TOC de l'obsession du bien/mal qui revient, mais je détourne ma pensée dès qu'il essaie de s'infiltrer.Si tu savais, j'ai l'impression, depuis quelques semaines, d'avoir une qualité de vie de nouveau à peu près normale.C'est bien trop tôt pour en juger, mais ça fait plaisir.
A bientot S2 |
|  | | thorr Administrateur


 Age : 31 Inscrit le : 26 Aoû 2005 Messages : 1251 Localisation : Yvelines, France
| Sujet: Re: Mon cas Jeu 23 Fév - 3:28 | |
| | S2 a écrit: | OUf,
Je ne suis donc pas le seul. Tu n'imagines pas à quel point ça me soulage! En fait avec la psy j'ai pris conscience de beaucoup de choses. Finalement je dois avouer que ça m'aide tout de même beaucoup. . J'ai toujours pas repris le Zoloft, mes phobies d'impulsion ont pratiquement disparu, maintenant c'est de temps en temps le TOC de l'obsession du bien/mal qui revient, mais je détourne ma pensée dès qu'il essaie de s'infiltrer.Si tu savais, j'ai l'impression, depuis quelques semaines, d'avoir une qualité de vie de nouveau à peu près normale.C'est bien trop tôt pour en juger, mais ça fait plaisir.
A bientot S2 |
Salut S2,
oui tu as bien raison de savourer tes victoires même s'il faut savoir (je suis bien placé pour en parler) que les rechutes sont fréquentes, elles font certainement partie du processus de "guérison" et elles nous permettent de mettre le doigt sur les causes de ces rechutes. C'est vrai que ça fait plaisir de réacquérir une qualité de vie normale, tu as raison. _________________ C'est la nature d'une pensée d'être irrévocable. Edgar Allan Poe |
|  | | S2 Animateur

Inscrit le : 03 Jan 2006 Messages : 153
| Sujet: Re: Mon cas Jeu 2 Mar - 0:17 | |
| Salut Thorr,
Effectivement tu avais raison, après les répits, on replonge. Je voulais savoir ce que tu penses de ce qui m'est arrivé. En fait j'ai toujours un fond de "mal être", dû en grande partie à des problèmes familiaux (parents envahissants). Dès que je me mets à déprimer, les phobies d'impulsion reviennent. Mais c'est d'abord le "mal être", qui ensuite déclenche les tocs phobies d'impulsion/obsession bien-mal. D'ou je crois tout de même à l'utilité de la psychanalyse dans mon cas. Je suis convaincu que les tocs ne sont, dans mon cas, que l'expression d'un malaise plus profond. As-tu eu la même chose ou est-ce que pour toi tout va pour le mieux dans ta vie?
J'ai rencontré une personne la semaine dernière que j'apprécie beaucoup, je ne l'ai pas revue depuis longtemps et je pense que ça peut être le début d'une belle histoire. Mais je sens cette foutue maladie qui va essayer de tout gâcher. J'ai peur qu'en m'engageant dans une relation, les phobies d'impulsion vont se diriger contre cette personne. Quel serait ton conseil, vivre ma vie, tout simplement? Je n'ai pas envie qu'une personne doive supporter mes problèmes, d'ou mon évitement de me lancer dans une nouvelle relation. Que faire?
A bientôt S2 |
|  | | thorr Administrateur


 Age : 31 Inscrit le : 26 Aoû 2005 Messages : 1251 Localisation : Yvelines, France
| Sujet: Re: Mon cas Jeu 2 Mar - 12:14 | |
| | S2 a écrit: | Salut Thorr,
Effectivement tu avais raison, après les répits, on replonge. Je voulais savoir ce que tu penses de ce qui m'est arrivé. En fait j'ai toujours un fond de "mal être", dû en grande partie à des problèmes familiaux (parents envahissants). Dès que je me mets à déprimer, les phobies d'impulsion reviennent. Mais c'est d'abord le "mal être", qui ensuite déclenche les tocs phobies d'impulsion/obsession bien-mal. D'ou je crois tout de même à l'utilité de la psychanalyse dans mon cas. Je suis convaincu que les tocs ne sont, dans mon cas, que l'expression d'un malaise plus profond. As-tu eu la même chose ou est-ce que pour toi tout va pour le mieux dans ta vie?
J'ai rencontré une personne la semaine dernière que j'apprécie beaucoup, je ne l'ai pas revue depuis longtemps et je pense que ça peut être le début d'une belle histoire. Mais je sens cette foutue maladie qui va essayer de tout gâcher. J'ai peur qu'en m'engageant dans une relation, les phobies d'impulsion vont se diriger contre cette personne. Quel serait ton conseil, vivre ma vie, tout simplement? Je n'ai pas envie qu'une personne doive supporter mes problèmes, d'ou mon évitement de me lancer dans une nouvelle relation. Que faire?
A bientôt S2 |
Salut S2,
Je pense que ton mal être est générateur de phobie d'impulsion en tant que déclencheur et non en tant que cause mais ce n'est que mon avis. Je ne crois qu'en un terrain anxieux, une prédisposition au toc ou autre "colorée" par les évènements de vie. Pour te répondre, me concernant je ne déprime pas, je n'ai pas de mal être profond, seules les ruminations viennent me taquiner mais de moins en moins, j'arrive à être en rémission la plupart du temps, seuls les changements sont déstabilisants.
Pour ta relation je te conseillerais de tenter le coup, fuir n'est jamais une solution; tu peux tomber sur une personne attentive et compréhensive et cela ne pourra qu'aller dans le bon sens. Effectivement tes phobies d'impulsions risquent de se tourner vers ta copine mais en même temps quoi que tu fasses elles seront là si elles ne sont pas prises en charge. Je te suggère aussi d'aller consulter un spécialiste des tocs, un comportementaliste si tu peux le faire, je ne crois pas que la psychanalyse te mènera à l'extinction des symptômes ni à la guérison; je crois que l'analyse peut être un bon complément à la périphérie du trouble dans le meilleur des cas lorsqe l''on sait appréhender les mécanismes du troubles et la cognition, dans le plus mauvais des cas elle est aggravante. Quoi qu'il en soit je pense réellement qu'elle est inéfficace dans le cadre du toc (je l'ai expérimenté moi-même) Concernant tes problèmes relationnels vis à vis de tes parents c'est autre chose, malheureusement la psychanalyse se plait à s'adonner à des analogies de bas étage là où elle devrait se cantonner aux problèmes relationnels proprement dits, c'est à dire indépendants du toc.
Peut-être que le mieux pour toi serait de cumuler analyse et tcc mais ça revient très cher et encore une fois le mieux est de privilégier la tcc dans un premier temps car si les mécanismes du trouble sont mal appréhendés la psychanalyse peut se révéler aggravante. A toi de voir ce que tu privilégie: extinction du toc ou problèmes relationnels, tout en sâchant que le trouble peut avoir des incidences sur les relations et que sa résorbtion ne peut qu'être bénéfique dans ce cadre là. Il faut aussi savoir que la tcc ne se borne pas à gommer les symptômes comme ses détracteurs aiment à le faire entendre. En tout cas n'hésite pas à prendre des risques au niveau relationnel, tu pourrais être étonné
Dis-moi ce que tu en penses.
A bientôt _________________ C'est la nature d'une pensée d'être irrévocable. Edgar Allan Poe |
|  | | S2 Animateur

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| Sujet: Re: Mon cas Jeu 2 Mar - 23:11 | |
| Thorr,
Merci de ta réponse, claire et détaillée. As-tu déjà pensé à devenir psy? Je pense que tu pourrais être un bon spécialiste des toc .Je te dis cela, car j'ai été dernièrement sur le site de l'Aftoc, et il y a un "ancien toqué" qui vient de sortir un livre,avec préface du Dr Cottraux, pour montrer comment s'en sortir. Je le sais, nous ne sommes pas psy, mais de par le vécu je pense qu'il y aurait une contribution utile à apporter. C'est quelque chose qui me passe par la tête en ce moment, pourquoi pas une fois tous se donner rendez-vous, et essayer d'écrire un livre sur ce trouble encore trop méconnu à mon avis? Ca serait une belle revanche sur la maladie. Voilà ce n'est qu'une idée, dis-moi ce que tu en penses.
Sinon oui je pense que tu as raison pour l'apparition des tocs. Je vais peut-être commencer une TCC en parallèle. Toutefois, dans un livre sur les tocs lu récemment en allemand, il était expliqué que les phobies d'impulsion et les tocs de manière générale peuvent aussi être un moyen d'exprimer quelque chose qui ne va pas. De plus, ce livre ne retenait que deux approches thérapeutiques valides: L'approche psychodynamique (sur base psychanalytique) et les TCC.
Je me pose la question suivante: 1) il y a des personnes qui ont des phobies d'impulsion envers leur partenaire/conjoint quand elles n'osent pas le quitter. Il y a des témoignages qui vont dans ce sens, c'est un fait. 2) De par ce forum, j'ai l'impression que nous sommes pour beaucoup d'entre nous très sensibles, avec un énorme manque de confiance en nous. D'où la question suivante: Le toc ne serait-il pas un signal d'alarme de notre esprit (et plus précisément du subconscient?)
Pour ma part, je pense que tout cela joue un rôle. Je n'ai de loin pas toujours été fidèle à moi-même, à ma voix intérieure. J'essayais toujours de raisonner de manière très rationnelle. Or c'est dans notre coeur que les vrais réponses à nos questions se trouvent. Alors je vais déjà essayer d'être fidèle à moi-même, c'est-à-dire déménager de chez mes parents (cela fait 7 ans que j'y pense, sans avoir agi avant, par confort tout simplement), de réduire mon temps de travail et de reprendre les études (pourquoi pas une licence en psycho).Bref, essayer d'être le plus fidèle à moi-même, en accord avec moi-même. Et je pense que lorsqu'on n'écoute pas ses besoins, désirs, cette énergie ce transforme en énergie négative (d'où les tocs, dépressions, etc..). Qu'en penses-tu? |
|  | | thorr Administrateur


 Age : 31 Inscrit le : 26 Aoû 2005 Messages : 1251 Localisation : Yvelines, France
| Sujet: Re: Mon cas Ven 3 Mar - 3:15 | |
| | S2 a écrit: | Thorr,
Merci de ta réponse, claire et détaillée. As-tu déjà pensé à devenir psy? Je pense que tu pourrais être un bon spécialiste des toc .Je te dis cela, car j'ai été dernièrement sur le site de l'Aftoc, et il y a un "ancien toqué" qui vient de sortir un livre,avec préface du Dr Cottraux, pour montrer comment s'en sortir. Je le sais, nous ne sommes pas psy, mais de par le vécu je pense qu'il y aurait une contribution utile à apporter. C'est quelque chose qui me passe par la tête en ce moment, pourquoi pas une fois tous se donner rendez-vous, et essayer d'écrire un livre sur ce trouble encore trop méconnu à mon avis? Ca serait une belle revanche sur la maladie. Voilà ce n'est qu'une idée, dis-moi ce que tu en penses.
Sinon oui je pense que tu as raison pour l'apparition des tocs. Je vais peut-être commencer une TCC en parallèle. Toutefois, dans un livre sur les tocs lu récemment en allemand, il était expliqué que les phobies d'impulsion et les tocs de manière générale peuvent aussi être un moyen d'exprimer quelque chose qui ne va pas. De plus, ce livre ne retenait que deux approches thérapeutiques valides: L'approche psychodynamique (sur base psychanalytique) et les TCC.
Je me pose la question suivante: 1) il y a des personnes qui ont des phobies d'impulsion envers leur partenaire/conjoint quand elles n'osent pas le quitter. Il y a des témoignages qui vont dans ce sens, c'est un fait. 2) De par ce forum, j'ai l'impression que nous sommes pour beaucoup d'entre nous très sensibles, avec un énorme manque de confiance en nous. D'où la question suivante: Le toc ne serait-il pas un signal d'alarme de notre esprit (et plus précisément du subconscient?)
Pour ma part, je pense que tout cela joue un rôle. Je n'ai de loin pas toujours été fidèle à moi-même, à ma voix intérieure. J'essayais toujours de raisonner de manière très rationnelle. Or c'est dans notre coeur que les vrais réponses à nos questions se trouvent. Alors je vais déjà essayer d'être fidèle à moi-même, c'est-à-dire déménager de chez mes parents (cela fait 7 ans que j'y pense, sans avoir agi avant, par confort tout simplement), de réduire mon temps de travail et de reprendre les études (pourquoi pas une licence en psycho).Bref, essayer d'être le plus fidèle à moi-même, en accord avec moi-même. Et je pense que lorsqu'on n'écoute pas ses besoins, désirs, cette énergie ce transforme en énergie négative (d'où les tocs, dépressions, etc..). Qu'en penses-tu? |
Salut S2,
Je te remercie pour les compliments mais j'ai déjà un métier qui me comble largement Par ailleurs ce n'est pas une profession qui me correspondrait à mon avis, pas assez patient ni pédagogue je pense, du moins à certains moments, d'autre part j'ai besoin d'exploiter mon imagination. Pour l'idée de l'ouvrage, oui c'est un projet que je pourrais me réserver à long terme mais j'estime que ça serait précipité pour l'instant dans la mesure où j'ai encore à évoluer et à apprendre, je suis encore un padawan du toc ; d'autre part, ce site (réalisé avec upanddown) correspond tout à fait à mes attentes, ne serait-ce que pour le bénévolat et l'anonymat. Ce site même est une revanche en soi car il permet la libre communication et la dispensation d'informations qui n'existent pas ailleurs. Par contre le projet d'une écriture commune est une bonne idée, pourquoi pas? , cependant l'ouvrage se doit d'être singulier car comme tu l'as dit des livres existent déjà en la matière. Mais c'est une bonne idée et tu peux m'en parler plus en profondeur si tu as des pistes et que tu en as l'envie.
Sinon pour te répondre, je ne crois absolument pas à la validité de l'approche dîte "psychodynamique" ne serait-ce que pour ses fondements psychanalytiques mais ça n'engage que moi bien entendu Cette approche ne peut être validé clairement comme thérapie bénéfique en matière de toc.
Pour répondre à tes deux autres questions:
1 - Le fait que certains tocés aient des obsessions ou phobies d'impulsion qui ont trait à leur conjoint n'est pas significatif d'un lien de cause à effet, j'en ai déjà débattu avec un pro-psychanalyste (conditionné à souhait) qui arborait ses théories obscures pour valider le shéma qui consiste à dire que les ph d'impulsion sont tournées vers le conjoint dans la mesure où le tocé a peur de se retrouver seul ou de quitter son ami(e) Je pense pour ma part que les obsessions peuvent s'infiltrer partout et qu'elles ont tendance à pénétrer là où ça fait mal, du moins là où on les laisse prendre de l'ampleur et évidemment les sujets concernant nos proches sont des terrains de choix. Je te prends un exemple: crois-tu que la peur de se trancher les testicules est révélateur de la peur de les perdre? Ce n'est pas très pertinent, on est d'accord? Eh bien c'est la même chose pour la peur de quitter. Les mamans qui ont peur d'étrangler leur enfant, tu crois que dans leur cas c'est un refus inconscient de l'abandonner? Non moi je crois que les ph d'impulsions attaquent là où ça fait peur, là où c'est le plus horrible.
Autrement, la peur de l'abandon ou de l'échec ne sont pas toujours (loin de là) à mettre en rapport avec le toc; ça rejoint d'ailleurs certaines théories sur le manque de confiance: le manque de confiance n'est pas le terrain du toc et encore moins une pseudo-cause, par contre ça peut être une résultante dans une certaine mesure. Je n'ai jamais réellement manqué de confiance en moi, pas plus qu'un autre en tout cas, je n'ai jamais eu peur de l'abandon ou de l'echec de façon maladive et ça c'est un fait, je suis loin d'être le seul ruminateur dans ce cas là à mon avis; mais il est vrai que le doute compulsif peut être avilissant et pourvoir à un certain manque de confiance, mais encore une fois tout dépend des personnalités et tout au plus c'est le résultat et non la cause du problème. C'est ce que je reproche entre autre à la psychanalyse qui fait du trouble obsessionnel une névrose fourre-tout qu'il s'agit de considérer avec un trouble de la personnalité sous-jascent, mais c'est une erreur car les sujets atteints de tocs ne sont pas toujours en proie à un trouble de la personnalité, c'est le cas pour certains, notamment la personnalité obsessionnelle compulsives mais ce n'est pas un axiôme, j'en suis la preuve vivante: aucun trouble associé de la personnalité et je ne suis pas le seul. Alors oui on pourrait considérer qu'un tocé avec personnalité "évitante" ou "dépendante" peut développer des peurs légitimes de quitter le conjoint mais au même titre qu'un sujet "normal", ça n'a rien de spécifique au toc... Par ailleurs, je crois que la très grande majorité de ces peurs de quitter sont compulsives et non révélatrices d'une vraie volonté de quitter l'autre.
Donc Non ce n'est pas un fait, les personnes qui ont peur de quitter leur conjoint et qui souffrent de toc sont avant tout des sujets en proie aux obsessions et peu importe le contenu de celles-ci, tu crois que les sujets atteints de ph d'impulsion se cantonnent à avoir peur de quitter leur conjoint? Ils ont bien souvent d'autres peurs et même en amont de la relation. Donc pour moi ce shéma est absurde, je te le dis franchement. Pour ma part j'ai eu peur de quitter mon amie, de me trancher un testicule, de me jeter par la fenêtre, de devenir pédophile, de me couper un membre, de devenir fou, de la couleur verte, d'être un salaud, de manger des cacahuèttes, de voir des têtes de morts, de jurer en publique, de la volonté divine, de tuer mes parents, de tuer un inconnu, de manger un chien... Et cela dès 15 ans alors que j'étais seul, tu vois ce que je veux dire? Pourquoi donc privilégier une obsession ou phobie d'impulsion par rapport à une autre? Ces peurs sont bien plus complexes que cela. Pour moi tout cela n'est que verbiage analytique sans fondement, les expériences de vie parlent d'elle même.
2 - Pour le manque de confiance je t'ai répondu plus haut. Concernant le subconscient ou inconscient, il s'agit de nager dans l'obscurantisme, le trouble a des bases génétiques et comportementales, encore une fois colorées par le vécu, la notion d'inconscient peut intervenir à ce stade-ci seulement.
Voilà ce que j'en pense.
Ensuite, oui tu as raison, il faut écouter notre coeur et moins rationnaliser mais malheureusement chez nous c'est compulsif et pour ce faire il faut faire le deuil de la recherche de causes infantiles et de nos précautions excessives pour laisser respirer notre ressenti
C'est comme ça que je vois les choses après plus de 15 ans d'expérience (si ce n'est 20) suite à des thérapies d'inspiration analytique, une psychanalyse, une tcc, une auto-tcc, médecine chinoise (très intéressante)...
A bientôt _________________ C'est la nature d'une pensée d'être irrévocable. Edgar Allan Poe |
|  | | S2 Animateur

Inscrit le : 03 Jan 2006 Messages : 153
| Sujet: Re: Mon cas Ven 3 Mar - 21:25 | |
| Salut Thorr, un débat intéressant,merci pour ton témoignage, pour être honnête je ne sais pas trop qu'en penser. Moi ça fait que 2 ans que j'ai ces phobies d'impulsion, je n'ai donc pas autant d'expérience. Mais là où je me dis que tu as certainement raison, c'est concernant mes ruminations sur l'homosexualité. A un moment donné je ne savais tellement plus si j'étais hétéro ou homo (tout en sachant qu'au fond de moi je ne l'étais pas) et je suis allé dans un bar homo, pour voir l'effet que ça me faisait. Autant dire que j'ai pas fait long, je ne veux pas juger ou critiquer mais personnellement ça m'a passablement déplu, voir dégoûté que des hommes m'observent. De là j'ai compris que c'était vraiment un toc. C'est en me disant "si j'étais homo, finalement, c'est pas si grave" que ce toc a DISPARU. Je n'ai plus JAMAIS eu de ruminations à ce sujet, ça fait 6 mois maintenant. Ce qui confirme l'effet de guérison de la méthode du lâcher-prise. Mais c'est difficile avec les phobies d'impulsion, je peux tout de même pas me dire "c'est pas si grave de se suicider ou de tuer quelqu'un".Comme tu dis, le toc s'est logé là où ça fait le plus mal.
Penses-tu qu'avec ce qui s'est passé concernant la rumination sur l'homosexualité, j'ai sans m'en rendre compte appliqué une méthode propre aux tcc?
Concernant le livre, ça serait pour moi une belle revanche, mais comme tu dis, il est à mon avis encore trop tot pour se lancer dans une telle aventure, lorsqu'on est soi-même pas encore guéri.
A bientôt et encore merci pour le temps pris pour répondre aux messages  |
|  | | thorr Administrateur


 Age : 31 Inscrit le : 26 Aoû 2005 Messages : 1251 Localisation : Yvelines, France
| Sujet: Re: Mon cas Sam 4 Mar - 3:45 | |
| | S2 a écrit: | Salut Thorr, un débat intéressant,merci pour ton témoignage, pour être honnête je ne sais pas trop qu'en penser. Moi ça fait que 2 ans que j'ai ces phobies d'impulsion, je n'ai donc pas autant d'expérience. Mais là où je me dis que tu as certainement raison, c'est concernant mes ruminations sur l'homosexualité. A un moment donné je ne savais tellement plus si j'étais hétéro ou homo (tout en sachant qu'au fond de moi je ne l'étais pas) et je suis allé dans un bar homo, pour voir l'effet que ça me faisait. Autant dire que j'ai pas fait long, je ne veux pas juger ou critiquer mais personnellement ça m'a passablement déplu, voir dégoûté que des hommes m'observent. De là j'ai compris que c'était vraiment un toc. C'est en me disant "si j'étais homo, finalement, c'est pas si grave" que ce toc a DISPARU. Je n'ai plus JAMAIS eu de ruminations à ce sujet, ça fait 6 mois maintenant. Ce qui confirme l'effet de guérison de la méthode du lâcher-prise. Mais c'est difficile avec les phobies d'impulsion, je peux tout de même pas me dire "c'est pas si grave de se suicider ou de tuer quelqu'un".Comme tu dis, le toc s'est logé là où ça fait le plus mal.
Penses-tu qu'avec ce qui s'est passé concernant la rumination sur l'homosexualité, j'ai sans m'en rendre compte appliqué une méthode propre aux tcc?
Concernant le livre, ça serait pour moi une belle revanche, mais comme tu dis, il est à mon avis encore trop tot pour se lancer dans une telle aventure, lorsqu'on est soi-même pas encore guéri.
A bientôt et encore merci pour le temps pris pour répondre aux messages  |
Salut S2,
A mon avis les phobies d'impulsions répondent à des stratégies de réassurance du même ordre que les ruminations, je m'explique: à l'époque où j'avais peur d'étrangler un proche par exemple, j'avais vraiment l'impression que je pouvais passer à l'acte et je tentais de me raisonner: pourquoi ai-je envie d'étrangler telle personne? Ai-je vraiment envie? Si je m'imagine la scène vais-je en être dégoûté? ETC... C'est là que le lâcher prise doit intervenir à mon sens, c'est à dire vivre l'instant sans essayer de répondre à ces questions ou se rassurer. Laisser passer ce mauvais ressenti sans le brimer sinon on le retient et il prend de l'ampleur. La problématique est la même dans la mesure où le sujet tente de philosopher sur un ressenti, une émotion... C'est ainsi que se déclenche le cercle vicieux: analyser une pseudo-impulsion ou une émotion comme on s'attèlerait à résoudre une formule mathématique, c'est une "erreur". Dans le cas des ph d'impulsion je crois qu'il est important de jumeler les méthodes d'exposition pures comme tenir un couteau avec le lâcher prise.
Je me rappelle d'une conversation que j'avais eue avec un spécialiste parisien du toc, il me disait que certaines obsessions ne répondent pas à des stratégies de réassurance comme l'intrusion de pensée horrible tels des pénis ensanglantés par exemple, pour lui il n'y a pas de compulsions réelles car l'obsession n'est pas entretenue par le sujet, il s'agissait donc pour lui d'exposer le sujet au flooding, seule méthode efficace pour lui; mais je pense que c'est faux car une personne qui souffre de l'intrusion d'images ignobles ou autre s'adonne à des compulsions: par exemple il va tenter de modifier l'image intrusive pour qu'elle soit plus acceptable, ou encore il va essayer de raisonner sur cette image en se rassurant par des pensées acceptables... Pour moi ce sont de purs compulsions et la méthode du lâcher prise est tout à fait applicable. Voilà donc je pense que pour les phobies d'impulsion c'est pareil.
Sinon je voulais te dire qu'il ne s'agit pas de se dire "c'est pas si grave de se suicider ou de tuer quelqu'un" dans le cadre des ph d'impulsion, tout comme pour la peur d'être homosexuel, il ne s'agit pas de se dire "ce n'est pas grave de l'être"; dans les deux cas le lâcher prise à mon sens passe par le fait de RESTER SILENCIEUX, il ne faut pas CONSIDERER l'intrusion ni la JUGER, il faut vraiment baisser sa garde et laisser passer l'idée. Ensuite, à froid il peut être intéressant de se dire: "ben tu vois je n'ai pas fait ce que je redoute! Donc la compulsion ou le raisonnement n'y a rien changé!" Je tiens à dire tout de même que je ne souffre plus d'une seule ph d'impulsion, comme tout le monde je peux avoir des sortes d' idées impulsives irraisonnées mais elles passent comme dans du beurre et sont très très peu fréquentes contrairement à avant.
Le fait d'aller dans un bar homosexuel est une stratégie pour se rassurer au même titre qu'un laveur va se nettoyer les mains, mais en faisant cela même si tu ne t'y sent pas bien tu auras un doute et tu ne sera pas rassurable à 100% car c'est de l'ordre du ressenti.
Je tenais aussi à te remercier pour tes interventions et ton ouverture d'esprit car c'est de cette façon que le site s'enrichit, merci aussi pour le lien mais malheureusement je comprends mal l'anglais J'espère que d'autres sont meilleurs que moi Ca serait super si tu pouvais le traduire, enfin si tu as le temps évidemment On pourrait même créer une rubrique de mise à jour concernant ce lien ou d'autres, qu'en penses-tu?
A bientôt _________________ C'est la nature d'une pensée d'être irrévocable. Edgar Allan Poe |
|  | | S2 Animateur

Inscrit le : 03 Jan 2006 Messages : 153
| Sujet: Re: Mon cas Mar 7 Mar - 23:24 | |
| Salut Thorr,
Merci, c'est juste, je crois que je découvre ce que le vrai "lâcher-prise" veut dire.Biensûr pas de souci pour la traduction, et oui faudrait regrouper les sujets. Dès que j'ai un moment... A bientôt S2 |
|  | | S2 Animateur

Inscrit le : 03 Jan 2006 Messages : 153
| Sujet: Re: Mon cas Jeu 16 Mar - 19:27 | |
| Salut Thorr,
J'ai une question à te poser sur les ruminations. Que faire quand je fais quelque chose, et qu'une pensée intrusive survient du genre "mais tu pourrais aussi faire le contraire, et faire le mal autour de toi.". Ce toc est qualifié par Cottraux du "toc de l'indécision entre le bien et le mal". As-tu eu ce genre de ruminations? Est-ce que c'est lié aux phobies d'impulsion? Y a-t-il une autre méthode que le lâcher prise pour s'en sortir? |
|  | | thorr Administrateur


 Age : 31 Inscrit le : 26 Aoû 2005 Messages : 1251 Localisation : Yvelines, France
| Sujet: Re: Mon cas Ven 17 Mar - 2:09 | |
| | S2 a écrit: | Salut Thorr,
J'ai une question à te poser sur les ruminations. Que faire quand je fais quelque chose, et qu'une pensée intrusive survient du genre "mais tu pourrais aussi faire le contraire, et faire le mal autour de toi.". Ce toc est qualifié par Cottraux du "toc de l'indécision entre le bien et le mal". As-tu eu ce genre de ruminations? Est-ce que c'est lié aux phobies d'impulsion? Y a-t-il une autre méthode que le lâcher prise pour s'en sortir? |
Salut S2,
Oui j'ai déjà connu ce type d'idées intrusives, j'en ai encore parfois; elles constituaient d'ailleurs le "gros" de mes ruminations. C'est peut-être dans ce cas de figure que le lâcher prise est le plus compliqué à adopter, en tout cas moi c'est là où j'ai dégusté le plus Mais il faut aussi laisser passer, il s'agit de laisser faire ton ressenti et tu verras que tu n'iras jamais dans le sens redouté puisque c'est contraire à tes principes, continue ton activité sans la proroger, laisse-toi envahir par le doute et remets-toi à ton activité, tu verras que l'angoisse ou le malaise disparaîtra comme il est venu, et au fur et à mesure ça deviendra de plus en plus naturel pour toi. Donc oui pour moi c'est la seule technique à adopter, je pense qu'un psy qui tenterait de se lancer dans la cognitive dans ce cas là se heurtrait à un mur, disons qu'il peut être intéressant de se lancer dans une démarche cognitive à posteriori de l'exposition dans ce cas précis.
La phobie d'impulsion peut se mêler à cette idée intrusive, phobies d'impulsion et ruminations ne sont pas incompatibles, au contraire, je pense même qu'elles sont souvent liées; me concernant, la rumination constituait une stratégie de réassurance de choix face à la phobie d'impulsion, malheureusement elle entretenait le problème, aujourd'hui je ne souffre plus du tout de ce type de phobies. _________________ C'est la nature d'une pensée d'être irrévocable. Edgar Allan Poe |
|  | | S2 Animateur

Inscrit le : 03 Jan 2006 Messages : 153
| Sujet: Re: Mon cas Mar 28 Mar - 19:03 | |
| Thorr,
Je continue la traduction du texte dès que je peux. Le problème, c'est que ces p.... de phobies m'envahissent la nuit aussi. Je dors mal, maximum 5-6 heures par nuit, parfois 8 heures si tout va bien. Alors que j'ai toujours été un grand dormeur (il me faut 9heures de sommeil pour être vraiment au top de la forme). Je n'ai donc pas la force de continuer ce texte ce soir, mais dès que je vais mieux, je m'y remets. Forcément, mon corps est fatigué. Qu'en penses-tu, que faire, recommencer le Zoloft?
A part ça il y a quelque chose qui fait peur sur le site, je voulais en parler car je crois que ça fait partie du mécanisme de la maladie. C'est quand tu dis qu'il n'y a jamais de passage à l'acte, sauf cas particuliers. Et la pensée intrusive qui m'est venue est celle-ci:"Et si je faisais partie des cas particuliers?". Voilà, c'était juste pour témoigner. Le toc cherche toujours la moindre faille pour se nourrir de notre peur. Je pense que Dav est en train de vivre ça intensément. Pour le Dr Phillipson, c'est "normal" dans le sens où le cerveau (l'amygdale cérébrale plus précisément) recherche la faille, le "et si j'étais une exception".
A bientôt S2 |
|  | | dav Membre antitoc
Inscrit le : 18 Jan 2006 Messages : 62
| Sujet: Re: Mon cas Mar 28 Mar - 20:51 | |
| Salut S2, effectivement je suis à fond dans le doute, et j'avoue que votre aide m'est très précieuse car je me sens seul et épuisé face à ce problème mais je sais au fond de moi que je rebondirais car je suis un battant et que je ne veux pas me laisser battre et je pense pouvoir ensuite partager mon expérience et aider les personnes souffrant de ces phobies d'impulsions qui font douter sur tout et qui pourrissent l'existence, je fais accupuncture oméga 3, jvais faire du sport, me marier, voir des amis me lancer dans la politique encadrer une équipe de jeunes en foot et préparer mon bafa, essayer de bien dormir, prendre des tizannes et des sapsmines, je lis des livres, fait du yoga de confiance en soi et vais voir un psy TCC et m'appuyer sur ma famille qui m'aime et qui m'aide, donc je pense être dans un gouffre mais avoir les armes pour ce combat, le problème est que le doute de passer à l'acte lié à mon manque de confiance me rend aveugle et c'est comme si j'étais au combat, que je cherchais mon arme tombé au sol (ma confiance en moi) et que le doute (aveugle) m'empêchait de retrouver les armes pour combattre et donc gagner la bataille. Ce qui est sur c'est que de cette épreuve je sortirai vainqueur et plus fort psychologiquement donc je pense qu'il faut continuer à se battre. Dans la vie tout vient à point à qui sait attendre, le problème de notre maladie est que l'on devient impatient car on ne voit pas les choses s'améliorer et que l'on fait partit des gens qui croient ce qu'ils voient voilà pourquoi on ne sera jamais rassuré de l'extérieur pour le non passage à l'acte. Ecoutons notre coeur et soyons moins analyste et si nous n'avons pas confiance en nous, ayons confiance aux autres ON va s'ens sortir!! Au bout du tunnel il y la lumière, il suffit de ne pas l'oublier lorsqu'on est dans le tunnel et d'espérer le bout!!! L'éspérance c'est très important. Jpense que notre hypersensibilité joue énormémént |
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