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MessageSujet: Mon cas   Mar 3 Jan - 23:05

Bonsoir à vous tous,

Cela fait un moment que je lis vos messages, et j'ai vu Thorr sur le site de doctissimo, c'est de la que j'ai connu ce site.
Tout d'abord, merci Thorr et Upanddown, pour ce site. C'est un merci qui vient vrmt du fond du coeur, car votre site m'a bcp aidé, m'a permis de comprendre ce qui se passait en moi.

Pour mon histoire (je vais essayer de ne pas trop m'étaler) tout a débuté en 2002. J'étais à l'armée (en Suisse c'est encore obligatoire), j'ai dû tirer pour la 1e fois, et ça a été le choc. J'étais choquer d'utiliser un engin qui sert à tuer. Par la suite je me suis adapté, mais 18 mois plus tard ce choc (que je définirai comme un choc post-traumatique) s'est transformé en TOC. J'avais peur de prendre l'arme et les balles et de me tuer. Je pensais que j'étais suicidaire. Je ne supportais plus d'être chez moi, tellement j'avais peur. J'ai même eu des douleurs physiques au visage, comme si j'avais l'arme pointé contre ma tête. J'ai été sur internet, j'ai compris que je souffrais de phobies d'impulsion. Mais j'étais bien dans la vie (plus ou moins), en tout cas je ne me comprenais pas car je n'avais absolument pas envie de faire une chose pareille. Ensuite le TOC a muté, c'est comme s'il me disait "puisque tu ne veux pas te tuer, t'aurais ptêtre une pulsion qui te pousserait à tuer qqn". J'ai flippé, encore plus cette fois. Car avoir peur de se tuer, c'est très triste mais ça ne regarde que moi. Mais tuer quelqu'un, c'est encore plus affreux. J'ai eu si peur de passer à l'acte (mais quel aurait été le sens de tout cela, je n'avais pas la moindre envie d'une telle cruauté, quelle horreur). J'étais si déstabilisé que je n'arrivais plus à dormir. Il y a 3 mois, après n'avoir plus réussi à dormir pendant 1 semaine, j'ai été voir mon généraliste, j'étais si épuisé. Mais heureusement que j'avais déjà lu quelques bouquins psy, Jean Cottraux, Christophe André, Alain Sauterau. Bref, je doutais que le généraliste allait savoir de quoi il s'agissait, j'en savais déjà bcp plus que lui, mais ce que je voulais c'était des sérotoninergiques.
Lors de la consultation, il ne m'a pas rassuré en me disant "mais vous vous rendez compte c'est grave, si un jour vous n'arrivez plus à retenir cette pulsion et que vous passez à l'acte. Je ne sais pas si c'est un TOC, je pense qu'il s'agit d'une obsession". Peut importe, j'étais trop fatigué pour lui expliquer le mécanisme de ce trouble, j'avais mon Zoloft (50mg/jour), il m'a fait un formidable effet placebo la première nuit après la consultation. 2 nuits après, de nouveau des insomnies. J'ai du le rappeler, il m'a encore prescrit des calmants (benzodiazépines) pour dormir.
Je me suis retrouvé le soir, devant le miroir, en train d'avaler du Zoloft et les calmants, moi qui n'est pour ainsi dire jamais consommé de médicaments. Et là je me suis dit NON, ce n'est pas les calmants qui vont résoudre mon problème, ni le Zoloft. J'ai continué le traitement Zoloft, mais pas les calmants, et ça allait de mieux en mieux.
J'ai consulté une psychanalyste, malgré les conseils de Thorr sur la TCC. Je voulais absolument retrouver la cause de ce trouble. Ca m'a permis de comprendre certaines choses (l'affirmation, le manque de confiance en moi), mais là ou j'ai compris que la psy se trompait c'est quand elle m'a dit que refuser de se servir d'une arme à feu c'était refuser de dire non, de s'affirmer, et refuser sa virilité. Non mais qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre.N'importe quoi...
Thorr tu avais raison, la psychanalyse est un chemin qui nous enfonce encore plus pour le traitement des TOC.
Voilà, aujourd'hui je vais bcp mieux, j'ai rendez-vous avec mon généraliste dans 1 semaine, j'ai décidé moi-même d'arrêter le Zoloft, car de tout de façon pour que le traitement soit efficace, il faut 1 année de traitement à une dose de 100-150mg. Non merci, moi je pense que l'on peut s'en sortir autrement. J'hésite à continuer la psychothérapie, j'ai compris tellement de choses. La plus importante est celle-ci:VOUS N'ETES PAS VOTRE PENSEE!!!

Merci d'avoir eu la patience de m'avoir lu, merci Thorr encore une fois!
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MessageSujet: Re: Mon cas   Mer 4 Jan - 11:15

S2 a écrit:
Bonsoir à vous tous,

Cela fait un moment que je lis vos messages, et j'ai vu Thorr sur le site de doctissimo, c'est de la que j'ai connu ce site.
Tout d'abord, merci Thorr et Upanddown, pour ce site. C'est un merci qui vient vrmt du fond du coeur, car votre site m'a bcp aidé, m'a permis de comprendre ce qui se passait en moi.

Pour mon histoire (je vais essayer de ne pas trop m'étaler) tout a débuté en 2002. J'étais à l'armée (en Suisse c'est encore obligatoire), j'ai dû tirer pour la 1e fois, et ça a été le choc. J'étais choquer d'utiliser un engin qui sert à tuer. Par la suite je me suis adapté, mais 18 mois plus tard ce choc (que je définirai comme un choc post-traumatique) s'est transformé en TOC. J'avais peur de prendre l'arme et les balles et de me tuer. Je pensais que j'étais suicidaire. Je ne supportais plus d'être chez moi, tellement j'avais peur. J'ai même eu des douleurs physiques au visage, comme si j'avais l'arme pointé contre ma tête. J'ai été sur internet, j'ai compris que je souffrais de phobies d'impulsion. Mais j'étais bien dans la vie (plus ou moins), en tout cas je ne me comprenais pas car je n'avais absolument pas envie de faire une chose pareille. Ensuite le TOC a muté, c'est comme s'il me disait "puisque tu ne veux pas te tuer, t'aurais ptêtre une pulsion qui te pousserait à tuer qqn". J'ai flippé, encore plus cette fois. Car avoir peur de se tuer, c'est très triste mais ça ne regarde que moi. Mais tuer quelqu'un, c'est encore plus affreux. J'ai eu si peur de passer à l'acte (mais quel aurait été le sens de tout cela, je n'avais pas la moindre envie d'une telle cruauté, quelle horreur). J'étais si déstabilisé que je n'arrivais plus à dormir. Il y a 3 mois, après n'avoir plus réussi à dormir pendant 1 semaine, j'ai été voir mon généraliste, j'étais si épuisé. Mais heureusement que j'avais déjà lu quelques bouquins psy, Jean Cottraux, Christophe André, Alain Sauterau. Bref, je doutais que le généraliste allait savoir de quoi il s'agissait, j'en savais déjà bcp plus que lui, mais ce que je voulais c'était des sérotoninergiques.
Lors de la consultation, il ne m'a pas rassuré en me disant "mais vous vous rendez compte c'est grave, si un jour vous n'arrivez plus à retenir cette pulsion et que vous passez à l'acte. Je ne sais pas si c'est un TOC, je pense qu'il s'agit d'une obsession". Peut importe, j'étais trop fatigué pour lui expliquer le mécanisme de ce trouble, j'avais mon Zoloft (50mg/jour), il m'a fait un formidable effet placebo la première nuit après la consultation. 2 nuits après, de nouveau des insomnies. J'ai du le rappeler, il m'a encore prescrit des calmants (benzodiazépines) pour dormir.
Je me suis retrouvé le soir, devant le miroir, en train d'avaler du Zoloft et les calmants, moi qui n'est pour ainsi dire jamais consommé de médicaments. Et là je me suis dit NON, ce n'est pas les calmants qui vont résoudre mon problème, ni le Zoloft. J'ai continué le traitement Zoloft, mais pas les calmants, et ça allait de mieux en mieux.
J'ai consulté une psychanalyste, malgré les conseils de Thorr sur la TCC. Je voulais absolument retrouver la cause de ce trouble. Ca m'a permis de comprendre certaines choses (l'affirmation, le manque de confiance en moi), mais là ou j'ai compris que la psy se trompait c'est quand elle m'a dit que refuser de se servir d'une arme à feu c'était refuser de dire non, de s'affirmer, et refuser sa virilité. Non mais qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre.N'importe quoi...
Thorr tu avais raison, la psychanalyse est un chemin qui nous enfonce encore plus pour le traitement des TOC.
Voilà, aujourd'hui je vais bcp mieux, j'ai rendez-vous avec mon généraliste dans 1 semaine, j'ai décidé moi-même d'arrêter le Zoloft, car de tout de façon pour que le traitement soit efficace, il faut 1 année de traitement à une dose de 100-150mg. Non merci, moi je pense que l'on peut s'en sortir autrement. J'hésite à continuer la psychothérapie, j'ai compris tellement de choses. La plus importante est celle-ci:VOUS N'ETES PAS VOTRE PENSEE!!!

Merci d'avoir eu la patience de m'avoir lu, merci Thorr encore une fois!


Bonjour S2 et bienvenu

Je te remercie vraiment pour tes encouragements, moi ça m'encourage à continuer et je pense qu'upanddown aussi Very Happy
Je voulais te dire aussi que c'est important que le forum se nourrisse de nombreuses expériences, c'est enrichissant pour nous tous.
Je tiens quand même à dire que nous ne détenons pas la vérité, bien loin de là et que nos suggestions ne sont finalement que des conseils qui se basent sur notre vécu, sur quelques rencontres et sur nos lectures, en même temps je pense que le cheminement personnel est essentiel, et comme tu dis il y a tellement de médecins qui ont des carences en matière de toc, on ne peut pas non plus leur en vouloir car ils ne peuvent pas tout connaître Wink Pour un psy par contre c'est plus grave!
Je me retrouve dans ton témoignage et je te comprends parfaitement, la peur de tuer c'est une horreur... Et j'estime que l'armée est une abération, enfin pour toi elle a dû faire office de déclencheur.
C'est vrai que c'est flippant cette pseudo-pulsion de passer à l'acte, on a l'impression de se transformer en abomination et d'être capable de se jeter sur quelqu'un. Je tiens tout de même à te dire que ce qui a enrayé mes phobies d'impulsion est le prozac, consolidé par une auto-tcc.
Pour la psychanalyse, oui je suis d'accord, pour le toc c'est un non-sens (qui peut aggraver le trouble à mon avis), à la limite pourquoi ne pas en entreprendre une si on en éprouve le besoin suite à la tcc, mais quelqun qui souffre de toc et qui commence par cette thérapie va perdre son temps et son argent. Pour moi cette thérapie peut être active pour tout ce qui est à la périphérie du toc (problèmes relationnels par exemple, timidité... Bien que la tcc puisse être active aussi parfois) Je suis heureux de rencontrer des gens qui ont le même vécu en la matière car l'analyse est encore très ancrée en France et bien des gens en font encore les frais en matière de toc.
Pour les sérotoninergiques, les effets apparaissent à partir de trois semaines de traitement en général puis les effets se consolident effectivement sur un an mais ça ne veut pas dire que la molécule n'est active qu'au terme d'une année, puis pour la posologie, même si elle est souvent assez élevée, tout dépend des individus.
Juste une dernière chose si je peux me permettre: fais attention en arrêtant le zoloft car tu peux rechuter très bas et il ne faudrait pas que ça annéantisse tes efforts et acquis, je te dis ça car c'est ce que j'ai vécu, une rechute à retardement, car en général elle intervient au bout de quelques semaines d'arrêt du traitement et ça fait mal, il faut aussi l'arrêter très progressivement, mais tu dois le savoir.

Une petite question: As-tu entrepris une tcc? Qu'est-ce qui t'as fait le plus de bien, Quelles techniques en particulier?

Merci beaucoup et à bientôt Wink

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MessageSujet: Re: Mon cas   Mer 4 Jan - 21:36

Merci pour tes encouragements, Thorr.
J'ai une boule dans le ventre en lisant ton message. J'ai arrêté le Zoloft (je prenais 1 tablette, 50mg/jour) d'un coup. Bon, c'est difficile de prendre moins que 50 mg pour un adulte. J'espère que je ne vais pas retomber. Mais merci de m'avoir prévenu.

Ce qui m'a le plus aidé, ce n'est pas ma thérapie à 1000 euros, mais un livre qui s'appelle "vivre dans le moment présent", d'Eckhart Tolle. Je ne veux pas faire de pub, mais si ça peut t'aider va voir sous www.eckharttolle.com. Voilà, il explique l'origine des pensées compulsives. C'est vrai que je n'ai pas entrepris une TCC (en fait j'en fait une "self-made" je pense),mais je te dirai ceci. La psychanalyse ne va pas résoudre le TOC. Par contre, comme tu le dis, elle peut t'aider dans d'autres problèmes (relationnels notamment). La TCC va à mon avis t'apprendre à penser normalement, à maîtriser ton mental. Il y a toutefois (mais c'est peu fréquent), des gens qui rechutent après une thérapie TCC et qui auront besoin à l'avenir de quelques séances supplémentaires. Pour moi, cela veut dire que le mental va constamment essayer de reprendre le dessus sur notre vie.
Donc en résumé je dirais ceci. La TCC a l'air d'être la thérapie la plus appropriée, dans le sens où maîtriser son mental et ses pensées est important. Mais pour ma part je ne pense pas que cela soit suffisant. Il faut se détacher du mental. Le mental fait partie de nous, est une partie de notre conscience, comme notre corps, mais avec tout cela il y a un moi profond, qui souffre quand il y a disharmonie. Voilà, je ne sais si je me suis expliqué plus clairement. Je n'aimerais pas entrer plus dans les détails, car je ne désire pas que des gens reprennent ce message tel quel, pour être la vérité. C'est un cheminement personnel que chaque tocé (et d'ailleurs aussi les personnes dites "normales") devrait accomplir.

Pour les artistes qui créent dans le présent, comme tu le dis, c'est tout à fait juste. Mais ce que je voulais dire, c'est qu'ils créent souvent en étant souffrant, dépressifs.

Il y a beaucoup de moments où on peut être projeté dans le présent, par exemple en faisant du théâtre, les champions de formule 1, les chanteurs quand ils sont sur scène, les sports extrêmes, etc. Ce sont pour eux des moments magiques. Pourquoi? Car ils vivent pleinement dans le présent, ils ne peuvent pas, à ce moment-là, partir dans leurs pensées.

Il y a des gens qui se droguent, boivent de l'alcool, prennent des calmants, abusent de conquêtes sexuelles, car finalement elles se sentent vides et tristes intérieurement. Mais c'est parce qu'elles n'ont pas reconnu que ce ne sont pas elles qui sont en détresse, mais leur esprit. En France, dans certains hôpitaux psychiatriques, il y a eu des tests sur des patients dépressifs qui ont été faits. Il y a ceux à qui on a donné du Zoloft, et ceux à qui on a dit d'observer leur tristesse de l'intérieur, c'est-à-dire de NE PLUS ETRE la tristesse, mais d'observer ce qui se passe dans leur esprit. Les résultats obtenus ont été semblables pour ceux traités avec et sans médicament. Je te conseille d'acheter le dernier "psychologies", où il y a un article sur les ruminations mentales, "un nouveau fléau dans notre société" selon le magazine. C'est là que j'ai lu l'article sur cette étude.

J'espère avoir été assez clair à bientôt
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MessageSujet: Re: Mon cas   Jeu 5 Jan - 12:12

S2 a écrit:
Merci pour tes encouragements, Thorr.
J'ai une boule dans le ventre en lisant ton message. J'ai arrêté le Zoloft (je prenais 1 tablette, 50mg/jour) d'un coup. Bon, c'est difficile de prendre moins que 50 mg pour un adulte. J'espère que je ne vais pas retomber. Mais merci de m'avoir prévenu.

Ce qui m'a le plus aidé, ce n'est pas ma thérapie à 1000 euros, mais un livre qui s'appelle "vivre dans le moment présent", d'Eckhart Tolle. Je ne veux pas faire de pub, mais si ça peut t'aider va voir sous www.eckharttolle.com. Voilà, il explique l'origine des pensées compulsives. C'est vrai que je n'ai pas entrepris une TCC (en fait j'en fait une "self-made" je pense),mais je te dirai ceci. La psychanalyse ne va pas résoudre le TOC. Par contre, comme tu le dis, elle peut t'aider dans d'autres problèmes (relationnels notamment). La TCC va à mon avis t'apprendre à penser normalement, à maîtriser ton mental. Il y a toutefois (mais c'est peu fréquent), des gens qui rechutent après une thérapie TCC et qui auront besoin à l'avenir de quelques séances supplémentaires. Pour moi, cela veut dire que le mental va constamment essayer de reprendre le dessus sur notre vie.
Donc en résumé je dirais ceci. La TCC a l'air d'être la thérapie la plus appropriée, dans le sens où maîtriser son mental et ses pensées est important. Mais pour ma part je ne pense pas que cela soit suffisant. Il faut se détacher du mental. Le mental fait partie de nous, est une partie de notre conscience, comme notre corps, mais avec tout cela il y a un moi profond, qui souffre quand il y a disharmonie. Voilà, je ne sais si je me suis expliqué plus clairement. Je n'aimerais pas entrer plus dans les détails, car je ne désire pas que des gens reprennent ce message tel quel, pour être la vérité. C'est un cheminement personnel que chaque tocé (et d'ailleurs aussi les personnes dites "normales") devrait accomplir.

Pour les artistes qui créent dans le présent, comme tu le dis, c'est tout à fait juste. Mais ce que je voulais dire, c'est qu'ils créent souvent en étant souffrant, dépressifs.

Il y a beaucoup de moments où on peut être projeté dans le présent, par exemple en faisant du théâtre, les champions de formule 1, les chanteurs quand ils sont sur scène, les sports extrêmes, etc. Ce sont pour eux des moments magiques. Pourquoi? Car ils vivent pleinement dans le présent, ils ne peuvent pas, à ce moment-là, partir dans leurs pensées.

Il y a des gens qui se droguent, boivent de l'alcool, prennent des calmants, abusent de conquêtes sexuelles, car finalement elles se sentent vides et tristes intérieurement. Mais c'est parce qu'elles n'ont pas reconnu que ce ne sont pas elles qui sont en détresse, mais leur esprit. En France, dans certains hôpitaux psychiatriques, il y a eu des tests sur des patients dépressifs qui ont été faits. Il y a ceux à qui on a donné du Zoloft, et ceux à qui on a dit d'observer leur tristesse de l'intérieur, c'est-à-dire de NE PLUS ETRE la tristesse, mais d'observer ce qui se passe dans leur esprit. Les résultats obtenus ont été semblables pour ceux traités avec et sans médicament. Je te conseille d'acheter le dernier "psychologies", où il y a un article sur les ruminations mentales, "un nouveau fléau dans notre société" selon le magazine. C'est là que j'ai lu l'article sur cette étude.

J'espère avoir été assez clair à bientôt


Salut,

Pour le zoloft il y a toujours moyen de baisser progressivement, tu devrais peut-être le faire Wink

Concernant la tcc, disons que ça ne fait pas tout effectivement et qu'il restera un cheminement personnel à entreprendre, c'est ce que j'ai entrepris en tout cas, je pense que tu as raison.
Les artistes qui s'investissent dans la création sous le coup de la souffrance, je pense que ça peut être vrai mais c'est aussi un mythe quelque part dans la mesure où on peut créer dans la quiétude et bien plus que l'on croit sans qu'il n'ait une fellure représentative à l'origine de la création. Je comprends quand tu parles de vivre dans le passé mais je ne crois pas que ce soit une caractéristique du toc ni que ce soit une voie à explorer en soi concernant le toc.
Ne pas s'identifier à une pensée est une chose et cela s'applique tout à fait au toc, par contre ne pas s'identifier à la tristesse c'est déjà plus chimérique à mon avis, ne pas être la pensée est un concept qui réussit au tocé au niveau thérapeutique, par contre pour un dépressif c'est une voie intéressante mais qui ne suffira jamais à enrayer le trouble lui-même, ce que je veux dire c'est que le toc et les autres maladies mentales ne présentent pas les mêmes mécanismes, disons que les résultats de cette absence d'identification n'aura certainement pas les mêmes résultats.

Juste une question: dans psychologies ils parlent de ruminations mentales comme un fléau, mais s'agit-il de ruminations compulsives?

A bientôt
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MessageSujet: Re: Mon cas   Jeu 5 Jan - 22:01

Bonsoir Thorr,

Pour répondre à ta question, oui le magazine parle de ruminations compulsives. D'ailleurs, pour moi, du moment qu'il y a rumination, il y a compulsion, dans le sens où tu vas essayer de trouver une solution à tes "problèmes" par le mental, et comme ton mental fait partie du problème (lorsqu'il se fait passer pour toi), ce n'est pas lui qui va résoudre le problème.

Je crois que tu penses que je mélange mental (identification au passé et au futur) et TOC. Pour moi, le TOC est juste le niveau plus avancé de la rumination mentale. Si tu es anxieux, que tu as peur, c'est que tu essayes de prévoir le futur. Dans une rumination normale, ça peut être quelque chose du genre "ah, et si je rate mes examens je suis foutu". Tu ne vas pas t'attarder sur cette pensée, car finalement tu ne sais pas si tu vas rater tes examens ou pas, et même si tu les rates, c'est pas la fin du monde. Donc tu donnes du pouvoir à ta pensée négative, car c'est toujours de cela qu'il s'agit, mais pas suffisamment pour que ça évolue en toc. Finalement ta pensée intrusive va partir. Par contre, si tu as une pensée intrusive du genre "et si il m'arrive de devenir fou et de tuer quelqu'un", tu ne peux pas te dire que finalement, si ça arrive, ce n'est pas si grave. Donc tu vas d'autant plus t'attacher à ta pensée intrusive. Tu vas essayer de te convaincre qu'elle ne fait pas partie de toi (compulsion), car c'est vrai que ça paraît très grave, lorsqu'on ne connaît pas le fonctionnement du TOC, d'avoir de telles pensées.

Du coup, je ne crois absolument pas à la prédisposition génétique au TOC, et le fait de dire que c'est une "maladie mentale". Ce n'est pas une maladie mentale, c'est un trouble mental. Même si c'est affreux à dire, ON SE CREE NOTRE TOC NOUS MÊME. Ce qui à mon avis fait que l'on est plus vulnérable, c'est qu'on est perfectionnisteréfléchi, intelligent (au sens du développement de l'intellect) et très sensible, d'où la difficulté à laisser passer une telle pensée.

Voilà, j'espère t'avoir répondu, dis-moi ce que tu en penses.
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MessageSujet: Re: Mon cas   Ven 6 Jan - 10:38

S2 a écrit:
Bonsoir Thorr,

Pour répondre à ta question, oui le magazine parle de ruminations compulsives. D'ailleurs, pour moi, du moment qu'il y a rumination, il y a compulsion, dans le sens où tu vas essayer de trouver une solution à tes "problèmes" par le mental, et comme ton mental fait partie du problème (lorsqu'il se fait passer pour toi), ce n'est pas lui qui va résoudre le problème.

Je crois que tu penses que je mélange mental (identification au passé et au futur) et TOC. Pour moi, le TOC est juste le niveau plus avancé de la rumination mentale. Si tu es anxieux, que tu as peur, c'est que tu essayes de prévoir le futur. Dans une rumination normale, ça peut être quelque chose du genre "ah, et si je rate mes examens je suis foutu". Tu ne vas pas t'attarder sur cette pensée, car finalement tu ne sais pas si tu vas rater tes examens ou pas, et même si tu les rates, c'est pas la fin du monde. Donc tu donnes du pouvoir à ta pensée négative, car c'est toujours de cela qu'il s'agit, mais pas suffisamment pour que ça évolue en toc. Finalement ta pensée intrusive va partir. Par contre, si tu as une pensée intrusive du genre "et si il m'arrive de devenir fou et de tuer quelqu'un", tu ne peux pas te dire que finalement, si ça arrive, ce n'est pas si grave. Donc tu vas d'autant plus t'attacher à ta pensée intrusive. Tu vas essayer de te convaincre qu'elle ne fait pas partie de toi (compulsion), car c'est vrai que ça paraît très grave, lorsqu'on ne connaît pas le fonctionnement du TOC, d'avoir de telles pensées.

Du coup, je ne crois absolument pas à la prédisposition génétique au TOC, et le fait de dire que c'est une "maladie mentale". Ce n'est pas une maladie mentale, c'est un trouble mental. Même si c'est affreux à dire, ON SE CREE NOTRE TOC NOUS MÊME. Ce qui à mon avis fait que l'on est plus vulnérable, c'est qu'on est perfectionnisteréfléchi, intelligent (au sens du développement de l'intellect) et très sensible, d'où la difficulté à laisser passer une telle pensée.

Voilà, j'espère t'avoir répondu, dis-moi ce que tu en penses.


Bonjour S2,

Concernant la rumination, je te dirais qu'elle n'est pas toujours compulsive, dans la dépression par exemple la rumination est très fréquente mais ne dispose pas des mêmes caractéristiques que celle qui est présente dans le toc: la rumination dans le cadre du toc a tout de même des singularités comme l'angoisse particulière, lintensité et la durée de la rumination, l'aspect compulsif c'est à dire l'addiction de la pensée, le sujet lui même, le shéma cognitif...
Peut-être que tu entends compulsion en terme de souffrance, toute rumination est synonyme de souffrance mais toute rumination n'est pas compulsive.
Concernant tout ce que tu dis sur la pensée intrusive je suis ok avec toi, c'est d'ailleurs ce qu'on a tenté de souligner dans les pages traitement du site, par contre je pense que la rumination est une forme particulière de toc et non une forme moins aboutie du toc, c'est parfois même une aggravation du trouble compulsif.
Enfin, je dirais que c'est une maladie à part entière qui est prédisposée génétiquement, certaines études existent en la matière et ça semble coroborrer cette affirmation, maintenant prédisposition ne veut pas dire que l'on va développer le trouble; pour ma part je pense qu'il y a un terrain anxieux et compulsif clairement et qu'on développe en parallèle un mécanisme de défense dans lequel on s'enffère, une sorte d'apprentissage qui se noue sur une prédisposition, un peu paradoxal mais c'est un modèle qui tient la route à mon avis. Après, chacun tisse son histoire différemment et même avec cette prédisposition; tout le monde réagi différemment et puise dans son histoire personnelle pour colorer le toc, par exemple les laveurs développent parfois ce symptômes exclusivement et à mon avis on peut trouver le déclencheur dans l'histoire du sujet, mais déclencheur ne veut pas dire cause. A mon sens, le toc est le résultat d'un mécanisme très complexe qui mêle génétique, dysfonctionnement de la neurotransmition (ce qui est lié certainement), construction d'un système de défense, personnalité.
Enfin je ne dirais pas qu'on se crée le toc nous même mais que nous l'entretenons comme des grands affraid

Qu'en penses-tu?
A bientôt
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MessageSujet: Re: Mon cas   Ven 13 Jan - 1:25

Bonjour tout le monde !
Eh bien mon cas se rapproche beaucoup de tout ce que j'ai lu un peu partout sur le forum...
En ce moment, j'ai la peur de faire du mal a des proches, inconnus etc. C'est tres angoissant et j'avoue que je suis un peu perdu. J'en ai parlé un peu avec mon psy qui me conseille de ne pas y faire attention et de laisser "couler la riviere"...
Je constate que ces pensées reviennent souvent quand je me retrouve seul, que je ne suis pas occupé (quand je suis a la fac ou autre, je n'y pense pas en general). Bref, j'ai tres tres peur de passer a l'acte et ne sais pas si je souffre d'une phobie d'impulsion ou si au fond de moi j'en ai envie... Ce qui me porte a croire qu'il s'agit d'une phobie est que je suis deja passé par d'autre questionnements tout aussi angoissants et plutot classique s : peur de me faire du mal, peur d'etre homosexuel ou autres questions existencielles.
Pour l'homosexualité par exemple, j'etais parfaitement dans un shéma de reflexion c'est a dire que je faisais sans cesse le meme raisonnement qui entrainait un (bref) soulagement devant l'idiotie de ma pensée.
La, j'ai l'impression que c'est différent. C'est bete a dire mais je n'ai pas ce raisonnement avec ma peur d'agresser mes proches etc. Je suis tres angoissé mais c'est tout, pas de reflexion, juste cette idée qui tourne en boucle... Il suffit que j'entende parler d'un meurtre, d'un enlevement etc pour me l'appliquer a moi meme... Alors apres j'imagine differentes scenes, je me vois en prison, ruinant ma vie.. bref, tres joyeux tout ça.
Je me demande comment differencier une phobie d'impulsion d'une reelle envie, comment puis je savoir...
Voila ca m'a deja un peu soulagé d'ecrire ce message
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thorr
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MessageSujet: Re: Mon cas   Ven 13 Jan - 1:59

flo- a écrit:
Bonjour tout le monde !
Eh bien mon cas se rapproche beaucoup de tout ce que j'ai lu un peu partout sur le forum...
En ce moment, j'ai la peur de faire du mal a des proches, inconnus etc. C'est tres angoissant et j'avoue que je suis un peu perdu. J'en ai parlé un peu avec mon psy qui me conseille de ne pas y faire attention et de laisser "couler la riviere"...
Je constate que ces pensées reviennent souvent quand je me retrouve seul, que je ne suis pas occupé (quand je suis a la fac ou autre, je n'y pense pas en general). Bref, j'ai tres tres peur de passer a l'acte et ne sais pas si je souffre d'une phobie d'impulsion ou si au fond de moi j'en ai envie... Ce qui me porte a croire qu'il s'agit d'une phobie est que je suis deja passé par d'autre questionnements tout aussi angoissants et plutot classique s : peur de me faire du mal, peur d'etre homosexuel ou autres questions existencielles.
Pour l'homosexualité par exemple, j'etais parfaitement dans un shéma de reflexion c'est a dire que je faisais sans cesse le meme raisonnement qui entrainait un (bref) soulagement devant l'idiotie de ma pensée.
La, j'ai l'impression que c'est différent. C'est bete a dire mais je n'ai pas ce raisonnement avec ma peur d'agresser mes proches etc. Je suis tres angoissé mais c'est tout, pas de reflexion, juste cette idée qui tourne en boucle... Il suffit que j'entende parler d'un meurtre, d'un enlevement etc pour me l'appliquer a moi meme... Alors apres j'imagine differentes scenes, je me vois en prison, ruinant ma vie.. bref, tres joyeux tout ça.
Je me demande comment differencier une phobie d'impulsion d'une reelle envie, comment puis je savoir...
Voila ca m'a deja un peu soulagé d'ecrire ce message


Salut Flo et bienvenue sunny

Tu es certainement en proie aux phobies d'impulsion et aux ruminations, ton psy a dû te diagnostiquer, non?
Comme tu dis la phobie d'impulsion ne génère pas toujours des ruminations, c'est "simplement" une peur, une sorte de pulsion alors qu'il ne se passera jamais rien. Pour faire la différence entre une phobie d'impulsion et une réelle envie c'est la souffrance qu'il faut prendre en compte, en fait c'est le fait de focaliser sur cette "pulsion" qui est banale qui entretient le trouble et qui te fais penser que c'est une envie. Dis-toi bien que si tu en avais envie tu serais déjà passé à l'acte, par ailleurs tu n'en aurais pas peur.
J'ai souffert de phobies d'impulsion pendant des années (et la totale cheers ), peur de tuer, d'étrangler mes parents, de casser des fenêtres, de violer... Aujourd'hui je n'en ai plus une seule et évidemment je ne suis jamais passé à l'acte.
Tout le monde ressent ces "pulsions" mais chez les gens normaux ça dure une fraction de seconde et ils n'y prêtent pas attention, ils laissent couler, dans ton cas c'est juste de l'auto-entretien à mon avis.
Je suis d'accord avec ton psy, il faut apprendre à laisser couler la rivière.
Ton psy te prescrit des exercices?

A bientôt

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MessageSujet: Re: Mon cas   Ven 13 Jan - 11:25

Merci beaucoup pour ta réponse Smile
Pour ce qui est des exercices, non pas vraiment pour le moment alors si tu as des idées par rapports a ton expérience, pourquoi pas !
En fait, une des questions que je me pose est : qu'est ce qui me différencie d'un mec qui va peter un cable et perdre le controle? Qui me dis que les gens qui font ça ne sont pas des gros angoissés comme moi quoi... (c'est l'une de mes question les plus frequente)
Ce qui me saoule c'est cette impression de fatalité, du genre : je fais une activité qui me plait, je reussis mes exams mais d'un coté y'a tjrs cette pensée qui vient tout gacher et me dit que ca sert a rien parce que jvais passer a l'acte un jour etc etc...
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MessageSujet: Re: Mon cas   Dim 15 Jan - 21:33

Bonsoir Thorr,

Juste te dire que tu avais raison pour l'arrêt brutal du Zoloft. J'ai eu une rechute, mais ça va mieux à présent. Effectivement vendredi soir j'ai eu peur, avec des tremblements.
Sais-tu si ces phobies d'impulsion peuvent parfois s'accompagner de ce que les psys appellent l'anxiété généralisée?
Toutefois, je perçois déjà une différence. Quand la peur revient, elle a plus de peine à m'envahir qu'avant, dans le sens où j'arrive à différencier la pensée de moi. Et de temps en temps elle m'envahit complètement, mais bon je comprends de mieux en mieux le mécanisme.
A bientôt
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MessageSujet: Re: Mon cas   Mar 17 Jan - 11:02

S2 a écrit:
Bonsoir Thorr,

Juste te dire que tu avais raison pour l'arrêt brutal du Zoloft. J'ai eu une rechute, mais ça va mieux à présent. Effectivement vendredi soir j'ai eu peur, avec des tremblements.
Sais-tu si ces phobies d'impulsion peuvent parfois s'accompagner de ce que les psys appellent l'anxiété généralisée?
Toutefois, je perçois déjà une différence. Quand la peur revient, elle a plus de peine à m'envahir qu'avant, dans le sens où j'arrive à différencier la pensée de moi. Et de temps en temps elle m'envahit complètement, mais bon je comprends de mieux en mieux le mécanisme.
A bientôt


Salut S2,

Oui c'est assez dangereux d'arrêter brutalement le traitement, je me rappelle d'une rechute mémorable suite à un arrêt, je peux te dire que ça fait réfléchir par la suite pale
Mais bon je n'en étais pas non plus à ton niveau, tu as la possibilité de gérer tes angoisses comme tu le dis.
Concernant l'anxiété généralisée, elle peut certainement être cumulable avec le toc, il n'y a pas de raison mais honnêtement je ne sais pas trop, je ne connais pas bien cette maladie si ce n'est les symptômes Embarassed
Pourquoi, tu penses en souffrir?

A bientôt
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MessageSujet: Re: Mon cas   Mar 17 Jan - 23:20

Salut Thorr,

J'en ai parlé à mon généraliste hier. Il m'a dit qu'un mois et demi de traitement n'était pas suffisant, mais que si j'arrivais à m'en sortir comme ça tant mieux. Concernant l'arrêt brutal, il m'a dit que de tout de façon 50mg de Zoloft est la dose minimale, alors c'est un arrêt normal. Si j'étais à 4 capsules (200mg) par jour, là oui l'effet aurait pu être violent. Toi tu as arrêté le Prozac d'un coup quand tu prenais une dose importante?
Sinon j'ai fait de mon mieux pour que ces prochains patients souffrant de toc (il m'a dit qu'il avait env. 2 patients par mois touchés) n'aillent pas suivre une psychothérapie psychanalytique. J'ai vraiment insisté sur les TCC. Il m'a dit qu'il avait eu les même échos. Je lui ai faxé une liste de psy formés TCC que j'ai obtenue dans un hôpital psychiatrique. Voilà pour l'histoire.
Tu sais, je trouve ce trouble si atroce, j'ai tellement envie d'aider, de faire en sorte que plus personne ne tombe là dedans. Quand on commence à comprendre le mécanisme du trouble...
En tout cas je trouve que ce que vous avez fait avec ce site internet est énorme!Bravo!
A bientôt
S2
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MessageSujet: Re: Mon cas   Mer 18 Jan - 6:47

S2 a écrit:
Salut Thorr,

J'en ai parlé à mon généraliste hier. Il m'a dit qu'un mois et demi de traitement n'était pas suffisant, mais que si j'arrivais à m'en sortir comme ça tant mieux. Concernant l'arrêt brutal, il m'a dit que de tout de façon 50mg de Zoloft est la dose minimale, alors c'est un arrêt normal. Si j'étais à 4 capsules (200mg) par jour, là oui l'effet aurait pu être violent. Toi tu as arrêté le Prozac d'un coup quand tu prenais une dose importante?
Sinon j'ai fait de mon mieux pour que ces prochains patients souffrant de toc (il m'a dit qu'il avait env. 2 patients par mois touchés) n'aillent pas suivre une psychothérapie psychanalytique. J'ai vraiment insisté sur les TCC. Il m'a dit qu'il avait eu les même échos. Je lui ai faxé une liste de psy formés TCC que j'ai obtenue dans un hôpital psychiatrique. Voilà pour l'histoire.
Tu sais, je trouve ce trouble si atroce, j'ai tellement envie d'aider, de faire en sorte que plus personne ne tombe là dedans. Quand on commence à comprendre le mécanisme du trouble...
En tout cas je trouve que ce que vous avez fait avec ce site internet est énorme!Bravo!
A bientôt
S2


Salut S2,

Ca doit être difficile de faire avaler à ton psy que la psychanalyse est inopérante dans le cadre du toc, c'est bien que tu le fasses, je crois, car c'est vrai que si tout le monde faisait comme ça il y aurait certainement moins de tocés sur le divan affraid C'est une bonne idée de lui avoir adressé la liste de thérapeutes et c'est bien de sa part s'il oriente les patients vers des spécialistes, beaucoup de psychanalystes devraient en prendre de la graine!
Concernant le zoloft, bien entendu c'est plus difficile de se seuvrer lorsque tu prends des doses élevées, toujours est-il que 50mg suffisent pour qu'une rechute intervienne je peux te l'assurer, et pour se seuvrer il suffit de prendre les doses un jour sur deux par exemple, puis un jour sur trois, ce n'est pas parceque la posologie est relativement faible qu'il ne faut pas y aller doucement Wink Quand j'ai arrêté brutalement le traitement j'étais à la posologie la plus faible: 20mg et je peux te dire que ça ne m'a pas empêché de morfler, aïe aïe
Je te remercie pour tes compliments, j'espère vraiment que le site permet d'informer et d'alléger un minimum, et il nous faut des intervenants réguliers comme toi, c'est important aussi.

A bientôt sunny
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MessageSujet: Re: Mon cas   Dim 5 Fév - 23:17

Bonsoir Thorr,

Voilà, je tenais à te donner de mes nouvelles et ça serait sympa si je pouvais avoir ton avis sur un point.
Comme tu le sais, j'ai arrêté le Zoloft, ça allait plutôt bien et vendredi dernier,j'étais envahi de nouveau par ces émotions négatives. J'ai craqué, j'ai pleuré et suis allé voir mon généraliste qui m'a dit de ne pas me pourrir la vie tout le temps avec ce toc, et de prendre les médics. Mais avant ça, je vais encore essayer quelques techniques de relaxation. Au moins je m'habitue à ce foutu toc, il me fait de moins en moins peur. Alors je joue avec lui pour savoir comment il fonctionne...

Voilà donc ma technique. Quand une peur survient (moi c'est en général surtout la nuit), accueille là, soit pleinement présent, sans la juger. Plus on l'accueille, plus elle repart vite.

Sinon je tenais à te demander ce qu'il en est des symptomes physiques. J'ai le sentiment constant qu'une arme est pointée contre ma tête, c'est très désagréable comme sensation. La psy me dit que c'est le stress post-traumatique qui se manifeste de la sorte (quand j'ai dû tirer à l'armée).Bon la suite de l'histoire c'est toujours la même; peur de me suicider malgré moi, etc...je ne développe pas c'est toujours la même chose il me soule ce TOC tu peux pas savoir.
Sais-tu comment on peut se débarrasser des symptômes physiques?
A bientôt
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MessageSujet: Re: Mon cas   Sam 11 Fév - 2:43

S2 a écrit:
Bonsoir Thorr,

Voilà, je tenais à te donner de mes nouvelles et ça serait sympa si je pouvais avoir ton avis sur un point.
Comme tu le sais, j'ai arrêté le Zoloft, ça allait plutôt bien et vendredi dernier,j'étais envahi de nouveau par ces émotions négatives. J'ai craqué, j'ai pleuré et suis allé voir mon généraliste qui m'a dit de ne pas me pourrir la vie tout le temps avec ce toc, et de prendre les médics. Mais avant ça, je vais encore essayer quelques techniques de relaxation. Au moins je m'habitue à ce foutu toc, il me fait de moins en moins peur. Alors je joue avec lui pour savoir comment il fonctionne...

Voilà donc ma technique. Quand une peur survient (moi c'est en général surtout la nuit), accueille là, soit pleinement présent, sans la juger. Plus on l'accueille, plus elle repart vite.

Sinon je tenais à te demander ce qu'il en est des symptomes physiques. J'ai le sentiment constant qu'une arme est pointée contre ma tête, c'est très désagréable comme sensation. La psy me dit que c'est le stress post-traumatique qui se manifeste de la sorte (quand j'ai dû tirer à l'armée).Bon la suite de l'histoire c'est toujours la même; peur de me suicider malgré moi, etc...je ne développe pas c'est toujours la même chose il me soule ce TOC tu peux pas savoir.
Sais-tu comment on peut se débarrasser des symptômes physiques?
A bientôt
S2


Salut S2,

Je suis tout à fait d'accord avec toi quand tu parles d'accueillir la pensée sans la juger ni la réprimer.
Concernant les sensations physiques j'ai du mal à comprendre ce que tu veux dire, moi quand je ruminais beaucoup je me sentais opressé, je ressentais un malaise, c'est ce que tu veux dire?
Si c'est ça il faut du temps, c'est malheureusement le seul remède que je connais, peut-être la relaxation comme tu dis pourquoi pas, toujours est-il qu'avec le temps les émotions négatives s'atténuent.

Concernant l'armée tu veux dire tirer sur une cible au famas, c'est ça?
Si c'est le cas je ne vois pas en quoi ça serait du ressort du stress post traumatique...

Courage et à bientôt
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